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Histoire de l Egypte

Mercredi 29 mars 3 29 /03 /Mars 20:37

moise ....

Moïse est né en Egypte vers 1200 avant J-C.

Sa vie de prophète et de rassembleur du peuple juif est relatée dans l’Exode et le Deutéronome (Ancien Testament). Ci-contre   

La jeunesse

L'Exode indique que Moïse est né à Goshen, en Egypte, fils d’Amran et Yokèbed, tous deux issus de la tribu de Lévi, et aurait pour frère et soeur, Aaron et Myriam.

Le pharaon d'Egypte ayant ordonné la mise à mort de tous les jeunes garçons nouveau-nés des Hébreux soumis à l’esclavage, la mère de Moïse place son fils dans une corbeille et le dépose sur les rives du Nil. L’enfant est recueilli par la fille du pharaon, qui l'élève comme son fils. Elle lui donne le nom de Moïse, car elle l’a "tiré des eaux".  

 

La révélation au Buisson Ardent

Devenu adulte et informé de ses origines, Moïse visite l’un des chantiers où travaillent les Hébreux ; il tue un Egyptien qui persécute l’un d’eux. Il quitte l'Egypte pour aller dans le pays de Madian.

Il reçoit alors la révélation de sa mission au Buisson ardent ( représentation ci-contre):

  • libérer le peuple hébreu de l’esclavage et le guider vers la Terre promise, le pays de Canaan,
  • conclure l’Alliance,
  • enseigner la loi qui porte son nom.  

 

 

Dieu lui dit :"Je suis celui qui est".

Moïse reçoit ensuite le don de faire des miracles, pour qu’il soit reconnu par les Hébreux comme l’élu de leur Dieu, et pour convaincre le pharaon. Moïse se rend donc en Egypte. Il obtient la libération des Hébreux, avec l’aide de son frère Aaron.

 

La traversée dans le désert et le passage de la Mer Rouge


Le peuple hébreu marche alors dans le désert et franchit la Mer Rouge grâce à un miracle de Moïse, ouvrant les flots en deux pour le passage de son peuple, et les refermant sur ses poursuivants qui sont noyés.

Ci-contre, Moïse refermant les flots sur les Egyptiens.

Les dix commandements

Au Sinaï, Moïse reçoit les dix commandements et engage Israël à suivre la Loi de l’Alliance, qui préconise la crainte et l’amour d’un Dieu unique invisible, omniscient et tout-puissant.

Les dix commandements :

  1. Je suis l'Eternel ton Dieu qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte.
  2. Tu n'auras pas d'autres dieux que moi. Tu ne te feras point d'idole.
  3. Tu n'invoqueras point le nom de l'Eternel en vain.
  4. Pendant six jours tu travailleras, mais le septième jour tu te reposeras.
  5. Honore ton père et ta mère.
  6. Tu ne tueras point.
  7. Tu ne commettras pas d'adultère.
  8. Tu ne voleras point.
  9. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
  10. Tu ne convoiteras point ce qui appartient à ton prochain.
Moïse reçoit les Tables de la Loi (ci-dessus à droite).

La mort de Moïse

Moïse meurt à proximité de la Terre promise, le pays de Canaan, après l'avoir aperçue au sommet du mont Nébo, en face de Jéricho, et après avoir désigné Josué comme successeur et remis les tables de la Loi aux anciens pour les enseigner au peuple, avec une lecture tous les sept ans pendant la fête des Huttes.

Moïse dans le christianisme

Moïse est souvent mentionné dans le Nouveau Testament. Il apparaît pendant la Transfiguration du Christ en tant que représentant de la Loi (Evangile selon saint Matthieu) et son rôle dans l’Ancien Testament est mentionné dans l'Epître aux Hébreux par comparaison à celui du Christ. Il est également cité dans l'Evangile selon saint Jean

Par julie-Ph - Publié dans : Histoire de l Egypte
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Mardi 7 février 2 07 /02 /Fév 13:27

le mythe d'osiris    

Le Mythe d'Osiris

 

 

 

 

Ce récit, l'un des plus anciens qui nous soient parvenus, est connu depuis l'antiquité grâce au texte de Plutarque . D'autres sources l'ont plus ou moins confirmé par la suite, grâce à la traduction des hiéroglyphes, effectuée depuis la découverte de Champollion. Les textes des Pyramides, entre autres, ont permis de corriger un certain nombre d'inexactitudes.

Cependant, tous les traducteurs des hiéroglyphes n'en ont pas la même compréhension et de ces divergences découlent d'importantes variantes.

Pour permettre au lecteur qui le souhaiterait d'approfondir sa connaissance de ces différentes versions, je rappelle dans la
Bibliographie les principaux ouvrages que j'ai consultés.

La version suivante est une synthèse de ces différentes sources.

Nout (le ciel) soutenue par Chou (l'air) au-dessus de Geb (la terre)

 

La Genèse de ce mythe nous est proposée ainsi par Albert Slosman :

Nout était une jeune princesse qui devait épouser le Roi Geb.

"Mais la veille du jour prévu, Nout, qui s'était déjà installée au palais royal, et qui se promenait dans les jardins avec ses suivantes, parvint devant l'enclos du sy-comore sacré… la princesse y pénétra seule… Nout s'assit contre l'écorce du sy-comore…
Les annales qui nous sont parvenues par l'entremise des textes sacrés de Den-dérah, ainsi que par des symbolisations de l'événement gravés dans les temples consacrés à Ptah, racontent :
La princesse Nout appuya un peu sa chevelure contre l'écorce du magnifique tronc, si vieux et si accueillant. Du même coup, sa tête reposa contre l'arbre, et tout entière, corps et âme, elle connut instantanément la Paix avec le monde exté-rieur ; ses yeux se fermèrent sans qu'elle s'en rende compte !
Sombrant dans un sommeil irréel, Nout n'eut pas le temps d'examiner ce qui se produisait, car son étonnement se changea en frayeur lorsqu'une clarté aveuglante, irradiante, l'enveloppa toute, la pénétrant de toutes parts à la fois…
Elle se sentit sombrer dans l'inconscience, lorsqu'une voix, au fond d'elle même… lui dit : " Mon fils Ousir est désormais dans ton sein ; ne crains rien à ce propos, car tu es fille de mon premier enfant : tu es celle que j'ai choisie pour m'aider à sauver encore une fois les hommes malgré eux ! Ousir sera le signe de ma Puissance et de ma Bonté… Ainsi soit-il fait !

Geb, entre temps, était prévenu par Dieu d'avoir à épouser malgré tout Nout, et d'attendre qu'Ousir soit né pour concevoir un autre fils... "

Ainsi, Nout épousa Geb, et donna naissance à Osiris, puis à Seth et enfin à Isis et Nephtis.

Plus tard, Isis et Osiris se marièrent et Osiris succéda à son père Geb sur le trône.

Osiris enseigna aux hommes la civilisation, et leur apprit à cultiver le blé, le maïs et la vigne.

Il régnait grâce à son pouvoir de persuasion, et non par la force, personnalisant ainsi l'harmonisation tout comme Zeus dans la mythologie grecque... Après avoir civilisé l'Egypte, il alla propager son enseignement à travers le reste du monde, laissant à Isis le soin de régner en son absence.

Au retour d'Osiris, Seth qui voulait renverser l'ordre établi et prendre Isis pour femme, attira Osiris dans un piège, avec la complicité de soixante douze conspirateurs.
Et
Plutarque écrit:

"Ayant pris en secret la longueur exacte du corps d'Osiris, Seth, d'après cette mesure, fit construire un coffre superbe et remarquablement décoré, et ordonna qu'on l'apportât au milieu d'un festin... Il promit alors en plaisantant qu'il en ferait présent à celui qui, en s'y couchant, le remplirait exactement. Les uns après les autres tous les convives l'essayèrent mais aucun d'eux ne le trouvait à sa taille. Enfin Osiris y entra et de tout son long s'y étendit. Au même instant, tous les convives s'élancèrent pour fermer le couvercle."



Puis ils jetèrent le coffre dans le Nil.

Lorsqu'elle eut apprit le sort réservé à son mari, Isis revêtit ses vêtements de deuil, et se mit à la recherche du coffre. Elle erra à travers le pays, interrogeant tous les passants de rencontre, puis elle finit par apprendre que des enfants l'avaient vu flotter sur un des bras du Nil, en direction de la mer. Ensuite, elle sut par une révélation divine que la caisse avait traversé toute la mer jusqu'à Byblos, en Phénicie, où elle s'était échouée au pied d'un tamaris.

L'arbre ayant rapidement développé sa croissance avait grandi merveilleusement. Il étreignit le coffre et le cacha à l'intérieur de son bois emprisonnant entièrement le cercueil. Le roi de Byblos, Malakander, émerveillé, ordonna de couper le tronc contenant cet invisible coffre et d'en faire une colonne pour soutenir le toit de son palais.

Isis se rendit à Byblos et persuada le roi de lui rendre le tronc de tamaris. Elle retourna en Egypte avec le corps d'Osiris, mais Seth découvrit le corps de son frère et le découpa en quatorze parties qu'il éparpilla à travers tout le royaume.

 





 

 

Isis repartit à la recherche des morceaux. Elle en retrouva douze. Le cœur d'Osiris avait disparu et son phallus avait été dévoré par un poisson, ou un ornithorynque. Isis reconstitua le corps avec les douze morceaux retrouvés. Puis elle façonna avec de la glaise le phallus divin et, grâce à ses pouvoirs magiques, elle lui redonna vie afin de s'unir à lui, d'être fécondée et de donner ainsi naissance à Horus.

 

 

 

 

 

 

Puis Isis procéda aux rites de l'embaumement et Osiris entra ainsi dans la vie éternelle.

 

La résurrection d'Osiris

 



 

 

 

Depuis, il est fréquemment représenté sur les fresques sous l'aspect d'une momie et il juge les âmes à l'entrée de la Douat.

 

 

 

 

 

On peut noter également que le Symbole d'Osiris est une colonne, ou pilier Djed, représentant peut-être le tronc d'un tamaris aux branches coupées (4 anneaux).

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 




Ce mythe, on le voit, est riche d'une symbolique inépuisable. Je ne chercherai pas, ici, à en exposer une analyse exhaustive. Je voudrais simplement en souligner quelques aspects, afin de montrer ce qui peut le relier, à travers le temps et l'espace, à d'autres récits.

Le premier point, évidemment, est celui de la conception d'Osiris, telle que nous la propose Albert Slosman. S'il faut en croire cet auteur, nous avons ici une première version, bien antérieure, de l'immaculée conception telle qu'elle nous est rapportée par les Evangiles :

"…l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David ; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit : " Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi… Voi-ci que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jé-sus… L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre…"
L'Evangile selon Luc, I, 26 à 35, T.O.B.

" Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste et ne voulait pas la diffamer publiquement, résolut de la répudier secrètement. Il avait formé ce projet , et voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés."
L'Evangile selon Matthieu, I, 18 à 21, T.O.B.

Cette similitude est évidente et n'appelle pas de commentaire particulier.

De même, le fait qu'Osiris ait enseigné aux hommes à cultiver le blé rappelle évidemment quelque chose, ainsi que l'a écrit Robert-Jacques Thibaud dans son Dictionnaire de Mythologie et de Symbolique Egyptienne:

 

" Osiris fut très tôt comparé au grain de blé enseveli (mourant), germant et réapparaissant à la lumière solaire, prêt à être la nourriture essentielle des hommes. De nombreuses illustrations représentent la momie du dieu couverte de grains de blé, ou de jeunes tiges de blé émanant de son corps allongé…
Parce qu'il était l'image des cycles de la nature, on creusa dans la pierre des formes d'Osiris que l'on remplissait de terre, et dans lesquelles on répandait des grains de blé afin qu'il pousse dans le secret du tombeau. Ainsi, mis en terre en même temps que le défunt, le blé, symbole vital d'Osiris, était pour le disparu la certitude de sa renaissance future, l'assurance de la continuité de sa vie puis de sa résurrection lumineuse. C'est pourquoi, dans le papyrus de Nu, Osiris déclare : "Je suis le Seigneur des hommes qui ressusciteront des morts".
C'est une telle image symbolique qu'utilisera le Christ lorsqu'il se comparera lui-même au grain de blé devant mourir pour renaître, et produire de nouveaux grains au centuple. Certains gnostiques utilisèrent cette parole pour affirmer que le Christ avait suivi la totalité du parcours initiatique osirien afin de devenir à son tour un Osiris spirituel, un être de Lumière. Par la suite, le blé fut personnifié par Népi, bien que représentant toujours Osiris dans sa mort et sa renaissance. Sur le plan pratique il existait deux variétés de blé, l'une blanche et l'autre rouge, l'une entrant dans la fabrication du pain et l'autre de la bière. "[...] car ma nourriture est en blé blanc, ma boisson en blé rouge du Nil" dit le défunt dans le Livre de la Sortie à la Lumière du Jour. "



 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par contre, l'aspect le plus important de cette symbolique me parait reposer sur le nombre douze.

En effet, nous le savons, le corps d'Osiris fut dépecé en quatorze morceaux (ou treize selon les sources) dont douze seulement furent retrouvés et regroupés par Isis ; par ailleurs, nous avons vu que les complices de Seth étaient au nombre de 72, soit 6 fois 12.

Ainsi que l'écrit Robert-Jacques Thibaud dans son livre Symbolique des Apôtres, Itinéraire initiatique de la Légende dorée au Zodiaque :

" … après que Seth eut tué Osiris et sectionné son corps en quatorze parts, puis qu'un poisson eut dévoré le phallus divin, les treize autres morceaux, DOUZE plus le "cœur", des restes physiques du dieu, furent répartis dans douze lieux différents de l'Egypte. Le cœur, autrement dit son centre vital solaire, ne fut plus représenté que par un cénotaphe placé à Athribis, métropole du nome du "Grand Noir" (le Taureau Noir). Athribis signifie "demeure" ou "lieu du cœur", en fait "pays central", ce qui s'accorde parfaitement avec le principe suivant lequel toute l'Egypte était le "corps" d'Osiris, d'où la répartition de ces "morceaux", tandis qu'Athribis en déterminait effectivement le "cœur". Par ailleurs, le nombre douze de ces lieux les apparente aux douze régions (les douze heures) du voyage de Râ (le soleil), au passage desquelles le Soleil expérimente et déverse sur la Terre des influences différentes… "

 

 

 

 

 

 

 

 

Le symbolisme duodécimal



Ce fonctionnement duodécimal, qui fait évidemment référence aux douze constellations du zodiaque, nous rappelle le mythe d'Héraclès qui dut effectuer douze travaux, ainsi bien entendu que les douze Apôtres du Christ. De même qu'Osiris, Héraklès et Jésus passèrent par la mort volontairement acceptée pour atteindre à l'immortalité, c'est-à-dire qu'ils vécurent un cycle complet d'expérimentation terrestre à l'issue duquel ils atteignirent un niveau de conscience supérieur, symbolisé par le nombre treize : Jésus plus ses douze Apôtres font un total de treize, de même Héraklès et ses douze travaux.


Les douze travaux d'Héraclès


En conclusion de cette approche du mythe d'Osiris, je dirais que cette vision de sa symbolique m'est bien entendu personnelle (même si je ne suis pas seul à la percevoir), et bien d'autres sont possibles. Reste à savoir évidemment laquelle (ou lesquelles) est la plus riche d'enseignement symbolique.

Par julie-Ph - Publié dans : Histoire de l Egypte
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